Jésus veut changer ce fatalisme

Bapteme_pur_les_mortLe fatalisme est une doctrine selon laquelle tout est inexorablement fixé par une cause surnaturelle que l’on pourrait appeler le destin.

Croyance largement répandue dans le monde, elle tend à paralyser la conscience morale et décourage les volontés d’améliorer la condition humaine : on ne peut nullement influer sur notre avenir.  Et surtout, elle s’oppose fortement à la révélation divine telle qu’elle nous apparaît dans la Bible.

Le poète grec Euripide, qui vécut de 480 à 405 avant Jésus-Christ, avait résumé ainsi cette philosophie: « Jamais personne ne pourra empêcher ce qui doit fatalement arriver. »

On connaît cette formule du Coran: « C’était écrit ! » Autrement dit: « Tu dois subir ce qui t’arrive, rien ne peut modifier le cours des événements. Accepte ton sort sans rechigner, Dieu fait ce qu’il veut. »  Il y a certes une vérité dans cette idée, mais seulement partielle.

La volonté de Dieu doit s’accomplir, mais elle ne le fait jamais de manière mécanique, comme un rouleau compresseur. Les enseignements de Jésus contredisent le fatalisme. Il nous demande, par exemple, de prier Dieu afin que sa volonté soit faite sur la terre comme aux cieux (Matthieu 6/10). S’il nous suggère une telle prière, c’est bien parce que certaines actions peuvent contrecarrer la volonté de Dieu.

Pensons aux épreuves de Job, dont nous ne pouvons pas dire qu’elles furent le résultat direct d’un plan divin. Pensons à tel événement dont il est évident que Dieu n’est pas l’auteur: il veut que tous les hommes soient sauvés, mais beaucoup refusent sa main tendue et préfèrent la désobéissance (1 Timothée 2/4).

Notre destinée n’est par irrévocablement écrite. Ce sont les païens qui croient cela, notamment ceux qui interrogent le marc de café ou les lignes de la main pour y apprendre l’avenir.  L’histoire du roi Ezéchias est révélatrice. Un jour, Dieu envoie vers lui le prophète Esaïe avec ce terrible message: « Donne des ordres à ta maison, car tu vas mourir. »  Mais Ezéchias ne baisse pas les bras devant ce qui est pourtant la volonté divine.  Il prie en pleurant, demandant à Dieu un sursis et nous sommes étonnés de voir que le Seigneur le lui accorde: Ezéchias vivra quinze ans de plus ! (Esaïe 38/1-5).

S’il existe une volonté divine absolue, elle est en quelque sorte « soumise » à celle de l’homme, soit de manière positive, comme dans ce cas où un homme condamné va survivre, soit de manière négative quand un pécheur va en enfer, alors que Dieu voulait le sauver.

Du reste, la fin de vie d’Ezéchias nous fait réfléchir sur la pertinence de sa prière (Esaïe 39).  Il aurait peur-être mieux valu qu’il meure quand Dieu l’avait décidé la première fois…

Gérard Fo

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Une Réponse

  1. Jean-Paul JOECKLE | Répondre

    Bonsoir, Merci pour vos textes toujours riches en enseignement. Merci de me dire ce qu’Ezechias a fait de mal dans le chapitre 39 d’Esaïe. Je viens de lire les 2 chapitres et je n’ai pas compris pourquoi il aurait me fait de mourir la première fois.
    Que le SEIGNEUR vous bénisse.

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