Comment éviter le commérage

Les paroles qui sortent de notre bouche

Comment éviter le commérage

Proverbes 13 : 1 Un fils sage écoute l’instruction de son père, Mais le moqueur n’écoute pas la réprimande. 2 Par le fruit de la bouche on jouit du bien; Mais ce que désirent les perfides, c’est la violence. 3 Celui qui veille sur sa bouche garde son âme; Celui qui ouvre de grandes lèvres court à sa perte.

Êtes-vous  conscient de la portée de vos paroles? Avez-vous expérimenté la profonde  influence qu’elles peuvent avoir sur votre vie? Vous avez peut-être été béni  par une expression d’amour et d’encouragement ou bien blessé par les remarques  destructives de certaines personnes. Ces déclarations vous ont si profondément  percé le cœur qu’elles vous ont affligé pendant des années.

La  possibilité de communiquer est l’un des cadeaux que Dieu nous a donnés, mais ce  privilège comporte aussi une grande responsabilité. Nos paroles peuvent guérir  notre entourage et l’attirer plus près du Père, mais utilisées à mauvais  escient, elles peuvent éloigner les gens de Dieu et de nous. C’est pourquoi il  est important de comprendre à quel point le commérage est nuisible. C’est l’une  des principales manières dont nous faisons mauvais usage de nos paroles, ce qui  a pour résultat de déshonorer Dieu et de nuire aux autres.

Le commérage est un péché sérieux.

Les  propos oiseux et malicieux ne peuvent jamais être effacés. Imaginez vos paroles  comme des plumes qui s’échappent d’un oreiller par une journée venteuse. Vous  ne pouvez pas toutes les récupérer. Une fois transmise, l’information s’accumule  inévitablement avec chaque propos à mesure que s’y ajoutent des insinuations et  des exagérations. Même longtemps après que les paroles ont été dites, la  douleur et la dévastation qu’elles ont causées demeurent. Peu importe ce qui  nous a motivés à partager l’information, les résultats du commérage ne sont  jamais bons.

Jacques  3.5,6 illustre très bien la nature destructrice de la langue en la comparant à  un feu qui peut embraser une grande forêt. Quand nous laissons nos paroles  devenir des flèches enflammées qui ciblent la réputation de quelqu’un, elles  brûlent tout ce qui est bon et ne laissent que ruines sur son sillage.

Pourtant,  le commérage est l’un des péchés les plus acceptés de l’Église. Nous y sommes  si habitués que nous pouvons ne pas le reconnaître comme mauvais ni nous rendre  compte que nous en sommes coupables. Dans des cercles chrétiens, le commérage est  camouflé et rebaptisé pour paraître innocent et même spirituel. Nous disons que  nous partageons simplement nos préoccupations ou parlons aux autres de la  situation d’une personne pour qu’ils puissent prier pour elle. Mais ce que nous  devrions demander est : qu’est-ce  que Dieu pense de nos conversations?

La  Bible mentionne deux types de commérage, qui sont tous les deux immoraux. En 1 Timothée  5.13, l’apôtre Paul conseille à Timothée d’exhorter les personnes qui sont « intrigantes,  disant ce qu’il ne faut pas dire ». Si nous recherchons activement « les  dernières nouvelles » sur les autres et les colportons avec insouciance,  nous sommes coupables d’utiliser nos paroles pour le mal, même si l’animosité  n’est pas notre motif.

Par  ailleurs, le commérage malicieux a pour but de blesser quelqu’un. C’est le  langage de Satan. En fait, son nom vient du terme grec diabolos, mot employé pour désigner le diable. Il est l’accusateur,  et ceux qui calomnient délibérément les autres suivent ses traces.

Si  vous doutez toujours de la gravité de ce péché, sachez que Paul a écrit que le  commérage caractériserait à la fois ceux qui rejettent Christ (Romains 1.28-32)  et les non-croyants sans loi qui vivront dans les derniers jours (2 Timothée  3.1-5). Ces deux passages bibliques énumèrent les pires comportements humains,  et le commérage se situe au cœur des deux listes.

Une question de cœur

Manifestement,  les chrétiens n’ont aucune affaire à s’engager dans la pratique destructive du  commérage; cela ne convient tout simplement pas à leur identité en Christ.  Cependant, beaucoup de croyants luttent dans ce domaine. Puisque « c’est  de l’abondance du cœur que la bouche parle » (Matthieu 12.34), nous devons  procéder à un examen de conscience. Quelles conditions de cœur nous incitent à  parler contre les autres?

L’orgueil et  l’égotisme.  Ceux qui aiment être au courant de tout se font un devoir de chercher à savoir  ce qui se passe dans la vie des gens. Parler des autres les fait sentir  importants, même si c’est aux dépens d’autrui.

Une faible  estime de soi. À l’autre extrémité du spectre se  trouve la personne qui se sent complexée et incertaine. Rabaisser quelqu’un l’aide  à se sentir supérieure, du moins pour un temps.

Le besoin  d’être accepté. C’est  probablement la raison principale pour laquelle beaucoup de gens participent au  commérage. S’y opposer ou quitter le groupe est un moyen sûr de s’isoler et de  devenir possiblement le prochain sujet de la conversation. Par ailleurs, rester  et prendre part au commérage nous donne un sentiment d’appartenance et  d’acceptation.

La jalousie. Ce monstre peut nous  inciter à dénigrer les autres simplement parce que nous voulons ce qui leur  appartient. Critiquer les capacités de quelqu’un, ses possessions, ses choix ou  ses relations, envoie le message que nous pouvons faire mieux que lui, nous  élevant ainsi et rabaissant l’autre personne.

La malice. C’est une tentative  délibérée de détruire ou de discréditer quelqu’un par des accusations et des  diffamations. Sa motivation est la vengeance. De tous les états du cœur qui  mènent au commérage, celui-ci s’aligne le plus avec la raison pour laquelle  Satan nous accuse devant le Père.

Le commérage entraîne des  conséquences.

Comme  pour tout péché, les propos futiles ou rancuniers engendrent toujours des  résultats négatifs. Et la portée de ces conséquences est plus étendue que tout  ce que nous pourrions imaginer.

Pour la  victime.  La personne qui souffre le plus est évidemment celle qui est visée par le  commérage. Être la cible de rumeurs ou de calomnies est très douloureux et  embarrassant. Les paroles des autres peuvent détruire une réputation, diviser  une famille, briser des relations et anéantir des occasions futures. Même si  l’information est fausse, l’accusation peut continuer à faire des ravages  pendant plusieurs années.

Pour  l’offenseur. Même si les conséquences pour la personne qui répand des rumeurs peuvent ne pas être aussi évidentes, elles sont sérieuses et considérables. Vous connaissez l’expression « L’arroseur arrosé »? Eh bien, c’est exactement ce qui arrive aux gens qui prennent plaisir à cette sale affaire. Ceux qui attaquent le caractère d’une personne finissent par perdre leur propre intégrité. En cédant à leurs mauvais désirs, ils permettent à « la chair » de dominer leur vie. Cela attriste le Saint-Esprit et freine leur croissance spirituelle, les rendant ainsi infructueux.

Le  commérage nourrit également la satisfaction de soi et l’orgueil. Ceux qui  parlent des faiblesses des autres sont portés à juger catégoriquement les  autres et sont aveugles à leurs propres péchés. Ils deviennent comme une  personne qui a une poutre dans son œil et qui regarde fixement la paille dans  l’œil de quelqu’un d’autre (Matthieu 7.1-5). Rabaisser les autres n’élève  jamais personne, mais révèle plutôt le piètre état de son propre cœur. Puisque les  gens qui commèrent dévoilent leur véritable caractère intérieur à ceux qui ont  du discernement, leurs ragots les privent de bonnes relations. Leurs amitiés  sont limitées parce qu’ils se sont révélés indignes de confiance. Personne ne  veut devenir leur prochain sujet de conversation.

En  général, nous engager dans du bavardage nuisible ruine aussi notre témoignage  pour Christ. Au lieu de transmettre au monde perdu l’invitation attrayante du  salut, notre langage médisant donne aux non-croyants une bonne raison de  rejeter notre message.

Pour  l’auditeur. Puisque de par leur nature les  paroles sont porteuses d’influence, ceux qui entendent du commérage sont aussi  touchés. Peu d’entre nous peuvent entendre des commentaires négatifs sans les  laisser façonner notre perception et nos sentiments sur les autres. Ceux qui écoutent  des rumeurs et des critiques laissent un poison entrer dans leur cœur et leurs  pensées, tout en ouvrant la porte à la tentation de transmettre les nouvelles à  quelqu’un d’autre.

Pour  l’Église. Quand des croyants se déchirent mutuellement  au lieu de s’édifier, tout le corps de Christ souffre. D’innombrables Églises  ont connu des divisions à cause de rumeurs et d’accusations. À mesure que les  paroles sortent, les gens prennent partie et des factions se forment. L’unité  que Christ désire pour son Corps est vite détruite, l’œuvre de son royaume interrompue,  et Dieu, attristé.

Par  ailleurs, Satan prend grand plaisir à entendre nos allégations contre les  autres parce qu’il nous a amenés à faire exactement ce qu’il voulait :  causer des divisions, contrecarrer les buts du Seigneur et détruire notre  témoignage. Lorsque nous sommes occupés à nous calomnier réciproquement, nous  n’avons pas le temps ni envie d’aller vers les âmes perdues.

Puisque  à un moment ou à un autre, tout le monde a été coupable de ce péché, nous avons  tous besoin d’apprendre à régler le problème du commérage. Par leurs paroles, les  chrétiens devraient honorer Dieu, ainsi que les autres croyants (Colossiens  3.15-17). Nous ne pouvons pas nous permettre de banaliser, d’excuser ou de  rationaliser des paroles irréfléchies ou méchantes sur les autres. Comment  pouvons-nous participer à quelque chose que Dieu déteste? Pour vaincre ce  péché, nous devons lui résister.

Le remède ultime est un  cœur transformé.

Puisque  les paroles viennent du cœur, contrôler notre comportement externe ne suffit  pas. Pour vraiment nous libérer du péché du commérage, nous avons besoin d’une  transformation de l’intérieur vers l’extérieur – et c’est exactement le domaine  dans lequel Christ se spécialise. Il peut créer en nous un nouveau cœur qui  produit des paroles qui l’honorent et qui encouragent ceux qui les entendent.  Notre monde est rempli d’accusations et de critiques, mais nous sommes appelés  à user de miséricorde et de compassion, et non de condamnation. Représentons  Christ à ceux qui ont soif de sa grâce.

Tout  ce que nous possédons nous a été confié par le Père, et cela comprend la  possibilité de communiquer. Un jour, nous rendrons compte au Seigneur de la  manière dont nous avons utilisé ce merveilleux cadeau. Il est maintenant temps de  se servir de nos voix pour le bien et de dire avec le psalmiste : « Reçois  favorablement les paroles de ma bouche et les sentiments de mon cœur, ô  Éternel, mon rocher et mon rédempteur! » (Psaumes 19.15)

Questions pour une étude approfondie

  1. Lisez       1 Pierre 3.8-12. Comment les croyants devraient-ils se comporter les       uns avec les autres? Nommez des manières dont nos paroles méchantes influencent       notre relation avec Dieu.
  2. Que       Dieu nous commande-t-il de faire à ceux qui nous blessent (Colossiens       3.12-14)?
  3. Comment       pouvons-nous faire bon usage du sage conseil que Paul donne en 1 Thessaloniciens       4.9-12?

Connaissez-vous Dieu? Jésus  est Dieu incarné, venu sur terre pour pardonner nos péchés et nous offrir la  vie éternelle en mourant sur la croix à notre place et en triomphant de la mort  par la puissance de sa résurrection. Cependant, seuls ceux qui reçoivent Jésus  comme Sauveur de leur âme peuvent bénéficier des merveilleuses promesses de  Dieu. Soumettez-lui donc votre vie aujourd’hui, et il pourvoira à tous vos  besoins. Exprimez à Dieu la repentance de votre cœur en vos propres mots ou  avec ceux-ci :

Seigneur Jésus, je crois que tu es vraiment  le Fils de Dieu. Je confesse avoir péché contre toi en pensées, en paroles et  en actes. Pardonne toutes mes fautes et permets-moi de vivre en relation avec  toi dès aujourd’hui. Je te reçois comme mon Sauveur en reconnaissant l’œuvre  expiatoire que tu as accomplie une fois pour toutes à la croix. Je  te remercie de m’avoir  racheté, aide-moi à mener une vie qui t’est agréable. Amen.

de Charles F. Stanley

Conseils pratiques pour éviter le commérage

  • Ne  vous associez pas avec des gens qui commèrent (Proverbes 20.19).
  • Ne       participez pas à leurs conversations (Proverbes 26.20).
  • Confrontez       les croyants qui s’adonnent au commérage (3 Jean 10,11).
  • Respectez       les secrets des autres (Proverbes 11.13).
  • Réfléchissez       avant de parler (Proverbes 12.18).
  • Exprimez       des paroles de grâce qui édifient ceux qui les entendent (Éphésiens 4.29).
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Une Réponse

  1. Seigneur Jésus Christ met une garde sur mes lèvres afin de ne pas nuire à mon prochain. Dans ma nature humaine, je n’ai pas échappé à faire un bavardage alors je te demande pardon et de m’aider à honorer mes semblables. T’aimer c’est aimer mon prochain.
    Merci au frère Stanley Charles pour cette exhortation, que le Seigneur vous bénisse !

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